Tome 6, Styx

Editeur Alice Eds
Date de parution 04/10/2012
Description de l'ouvrage

 

 

Extraits

 

— Waouh ! lâcha Thomas. On se croirait dans le film Top Gun !
— Te prends pas pour Maverick, se réjouit Pierrick. T’as pas le physique de l’emploi !
Une fois le second F14 dans les airs, le Sikorsky amorça sa descente en direction du Nimitz, soulevant au dessous de lui une tornade scintillante de poussière d’eau. Le pilote repéra la zone d’atterrissage, délimitée par des balises stroboscopiques, et se posa en souplesse. Le copilote attendit que le rotor s’arrête avant de faire signe à ses passagers de débloquer leurs ceintures. La porte coulissa au même moment sur le côté, découvrant un militaire au visage avenant. Il était grand et mince et dégageait une autorité bienveillante. Il tenait fermement sa casquette pour éviter que le déplacement d’air du bateau en mouvement ne la lui arrache.
— Bienvenue à bord de l’USS Nimitz ! hurla l’homme pour couvrir le ronflement du vent. Je suis le capitaine Andy Griffin, second à bord de ce bâtiment. Je vais vous conduire auprès du commandant Roy Tennessee, qui vous attend sur la passerelle. Vous pouvez laisser vos bagages dans l’hélicoptère. Des marines viendront les récupérer un peu plus tard et les conduiront à vos cabines.
Le regard de l’officier s’attarda un instant sur la peau bleue de Dace As’Achtour et de Limes As’Aliace, mais sa voix demeura imperturbable, preuve qu’il avait été briefé au préalable sur l’identité des étrangers qu’il devait accueillir.
— Nous vous suivons, capitaine Griffin, répondit avec urbanité Dune Bard.

 

La luminosité orange projetait des ombres interminables sur la cime des arbres d’une sorte de mini-forêt tropicale exubérante et colorée. Au centre de l’espace délimité par le dôme, une colline, qui correspondait peut-être à l’ancien volcan à l’origine de l’île, s’arrachait à la sylve par des pentes abruptes. Elle exhibait souverainement son mamelon où le vert sombre de l’herbe alternait avec le violet de fougères géantes. Une construction massive et complexe, aux allures de temple antique, couronnait la cime, en partie ensevelie sous l’abondante végétation. Des papillons voletaient nombreux devant cette débauche de couleurs. Le discordant crissement de milliers d’insectes montait vers eux, semblant invectiver l’intrusion du commando et répondant à un chœur de croassements provenant d’une rivière coulant au pied de la colline.
Thomas ravala la boule qui se formait dans sa gorge, saisi par l’épaisseur de la végétation qui dressait un véritable mur vert au pied de leur promontoire.
— Comment une aussi grande rivière peut couler sur une aussi petite île ? demanda Ki.
— Ça ce n’est rien, renchérit Xavier avec un demi-sourire. Moi ce que je me demande, c’est comment une rivière, petite ou grande, peut tourner en rond autour d’une colline ? C’est aussi rare qu’un banquier honnête un truc comme ça !

 

Au petit matin, avant même que l’est ne blanchisse, Lindsay et Dune Bard réveillèrent tous leurs compagnons.
— Il est plus que temps de lever le camp, les houspilla l’incantatrice. Nous avons une longue journée qui nous attend. Le temps s’est dégagé, même si le vent souffle toujours aussi fort.
Les treize fugitifs émergèrent de leur abri providentiel avec des mines de papier mâché et des yeux rougis par le manque de sommeil. Retrouver le blizzard glacial rendait tout le monde maussade. Dace As’Achtour indiqua les montagnes obscures découpées sur le ciel encore étoilé et la progression reprit. Thomas se sentait épuisé, il avait tellement sollicité ses muscles pendant les combats de Styx que son corps n’en pouvait plus. La fureur qui l’avait porté jusqu’ici s’était à son tour étiolée, le laissant harassé. Il regretta une nouvelle fois de ne pouvoir emprunter la vibration fossile. Il sentait la proximité des Effaceurs d’ombres au fond de ses tripes, comme un animal ressent d’instinct l’arrivée d’un orage. Il serra les dents et fixa son attention sur les montagnes vers lesquelles ils marchaient. Les plus hauts sommets rosissaient doucement à l’approche de l’aube.
Bientôt, une odeur de neige flotta dans l’air et ils arrivèrent au sommet d’un col qui semblait former une sorte de frontière climatique. Ils quittaient le royaume de l’herbe pour pénétrer dans celui de la neige. A moins d’un kilomètre devant eux, un imposant glacier surgissait d’une vallée en passant sous une arche rocheuse reliant entre eux deux sommets escarpés. Une légère brume flottait sur le paysage.
—  Yumann-Arc-de-Pierre ! s’exclama Dace As’Achtour avec un air satisfait. Nous y serons bientôt…

 

La boule de lumière bleue au-dessus de leurs têtes s’éteignit soudain.
— Houston, on a un problème, fit Pierric pince-sans-rire.
— C’est moi qui l’ai éteinte, souffla Dune Bard. Regardez devant nous…
— Il y a de la lumière ! réalisa Xavier. Et du bruit également.
— Un bruit d’eau, se réjouit Dace As’Achtour. Nous devons être arrivés à la source du fleuve.
— Possible, opina Lindsay. Reprenez tous vos fusils, je vous prie. Nous ne devons pas baisser la garde…
Ils avancèrent et le bruissement d’eau devint progressivement de plus en plus fort. La marche sèche courait à présent sur une étroite corniche qui dominait le fleuve d’une quinzaine de mètres. Le boyau fit un coude sur la gauche et, soudain, les voyageurs tombèrent sur un spectacle à couper le souffle. Le tunnel s’élargissait en une gigantesque caverne surmontée d’une voûte en berceau. Du sommet, situé si haut qu’il était difficile d’en estimer la hauteur, jaillissait une formidable cascade qui fit aussitôt penser aux chutes du Niagara à Thomas. Sauf qu’ici, le cataracte ne tombait pas d’un à-pic rocheux, mais passait au travers d’une énorme ouverture ouverte dans le plafond. Le rideau d’eau descendait en masses écumantes et s’écrasait dans un bruit de tonnerre contre la paroi d’en face, avant de ricocher en dizaines de cascades, de plus en plus modestes, qui ruisselaient jusqu’à l’immense pièce d’eau d’où partaient les deux moitiés du fleuve.

 

Des flammes et de la fumée noire couraient sur la figure de proue du bateau, attisées par le vent des Ma’ins, qui gonflait toujours la voile pour éviter au navire d’être happé par les rapides.
Thomas s’abrita derrière le bastingage et écarquilla les yeux pour chercher dans la nuit épaisse ce qui provoquait ce brouhaha dans le lointain, troué de sonneries de cors retentissantes. Son souffle se suspendit : cela faisait penser à une charge de cavalerie !… Thomas projeta son esprit à travers les ténèbres. Son cœur tressauta spasmodiquement et un rire grinçant franchit ses dents entrouvertes. Il tourna le visage vers les défenseurs et rencontra le regard d’Ela et de Xavier.
— Nos amis arrivent ! brailla-t-il. NOS AMIS ARRIVENT !... Les troupes de Duinhaïn et de Limes attaquent ces salopards !…
Il partit dans un rire libérateur, inextinguible, presque un rugissement. L’information circula dans tout le navire et les défenseurs poussèrent un concert de cris victorieux, qui se répercuta en écho dans le tunnel obscur. Ela se jeta dans les bras de Thomas, un M4 encore fumant à la main. Les larmes traçaient des sillons blancs sur son visage noirci par la fumée.
— Les tuniques bleues à la rescousse ! s’exclama Xavier avec un sourire extatique. Ils vont massacrer ce ramassis de raclures de bidets en moins de deux !
Thomas ramena son regard vers la plage où hommes-scorpions et fourmis sentinelles refluaient précipitamment pour affronter les nouveaux venus.
Les massacrer. Oui…
Cette idée lui plaisait bien.

 

L’intrigue

La quête de la cinquième Frontière est un défi presque insurmontable, car celle-ci se trouve sur l’île de Styx, quartier général du Dénommeur situé à un jet de pierres des côtes de Ténébreuse. Thomas va devoir faire appel à toute son astuce et son énergie et s’appuyer sur l’aide indéfectible de ses amis pour tenter de relever le défi. L’appui des forces armées du Projet Atlas et celui des redoutables Djehals ne seront pas de trop pour mener à bien cette périlleuse mission, qui conduira les aventuriers depuis les cités sous-marines du peuple Aquatique jusqu’aux glaciers éternels de l’île maudite.
 La recherche de la cinquième Frontière prendra également une saveur toute particulière pour Thomas, car il entendra bien retrouver, à cette occasion, la trace de ses parents qu’il avait cru disparus à tout jamais.

L’épisode le plus explosif de la saga !

 

L’avis de l’éditeur

 

C’est sur l’île de Ténébreuse que Thomas – aidé de ses alliés habituels – doit cette fois, se rendre pour trouver une des deux dernières frontières qui lui manquent. Un voyage en plein cœur du territoire ennemi pour ce sixième opus haletant. Cardiaques s’abstenir !

L’avis des lecteurs

« Le tome 6 est vraiment génial, je suis déjà impatient de lire le tome 7

J' espère qu' il y en aura beaucoup d'autres.»

(un internaute)

 

"J’ai lu la saga Thomas Passe Mondes et j’ai adoré! J'ai vraiment adoré les Animavilles, les aventures et le petit plan au début et je mettrais cette serie en 2ème position de mon top 5 des séries ! "  (un internaute sur www.eric-tasset.com)"


« J’ai lu le tome 6 dès sa sortie ! Merci encore, il est aussi magnifique que les autres ! (mais il m'a empêché de dormir tellement je ne pouvais plus m'arrêter ! le vilain livre ! :o) »

 (une lectrice sur le site www.eric-tasset.com)

 

« Un coup de coeur pour le livre d'Eric Tasset Thomas Passe-mondes (tome 6); une saga fantastique passionnante : facile à lire, le livre est prenant, plein d'imagination - A recommander pour tous. Pas encore disponible sur Kindlle mais j'espère qu'il le sera bientôt.

(un lecteur sur amazon.fr)

 

« Je me présente, je m'appelle Nina et j'habite à Marseille, j'ai 13 ans.
J'ai acheté le dernier tome de votre série Thomas Passe-Mondes, Styx.
Je suis déjà arrivée à la moitié du volume ! Ce livre est vraiment génial !
Comme les autres tomes d'ailleurs, mais je dois avouer que celui-ci est vraiment super !
Je suis vraiment très impatiente de lire le prochain tome, Dilmun.
Thomas Passe-Mondes est devenue ma série culte... »
(une internaute sur www.eric-tasset.com)

 

« Bonjour,
J'ai 12 ans et dévoré tous vos livres, même si j'essaie d’en garder pour plus tard.
J'ai adoré quand les héros détournent un porte-avions pour attaquer une île dans STYX et il y a de la magie !!!! Trop cool !!!! C'est tout ce qu'on aimerait faire dans la vie !!! »
(un internaute)