l’Edda de Snorri

 Couverture d'un manuscrit de l'Edda de Snorri illustré par Ólafur Brynjúlfsson en 1760Snorri Sturluson, dont il est question dans le tome 6, Styx, exista véritablement.  Né en 1179 en Islande, il fût tout à la fois homme politique, diplomate, historien et surtout le principal écrivain scandinave du Moyen Âge. Auteur de nombreuses sagas et de récits mythologiques, son œuvre constitue une source irremplaçable pour la connaissance de la mythologie nordique. Sa création la plus célèbre est l’Edda, tout à la fois manuel de poésie scandinave et présentation complète et organisée de la mythologie nordique, qui en fait l’un des chefs-d’œuvre de la littérature Islandaise. L’Edda constitue la principale source de notre connaissance de la mythologie nordique, même s’il est probable qu’il s’agisse d’une vision grandement déformée par la culture chrétienne. 

Dracula

portait de Vlad TepesDracula dont il est question dans le tome 5 des aventures de Thomas, est un roman de l’écrivain irlandais Bram Stoker, publié en 1897. Il raconte l’histoire d’un vampire dont le nom s’inspire de l’un des surnoms d’un prince de Valachie (une partie de la roumanie actuelle) du XVe siècle.

Ce prince portait le nom de Vlad Basarab et portait de nombreux surnoms, parmi lesquels Tepes (« l’Empaleur » en roumain) et Drǎculea (« petit dragon », son père ayant été membre de l’Ordre du Dragon).

C’est ce second surnom qui est à l’origine du nom de Dracula. Mais là s’arrête la comparaison. Car Vlad Tepes Drǎculea, bien que sanguinaire (on met à son crédit quelques massacres fameux), n’était guère différent des autres puissants de son époque et il ne buvait pas le sang de ses victimes pour glaner une hypothétique immortalité !

Portait de Vlad Tepes

Sa réputation de monstre de cruauté trouve essentiellement sa source dans la haine que lui vouaient ses ennemis, qui se sont ingéniés au fil des années à diffuser nombre d’écrits et de gravures peu élogieux à son sujet. C’est ce genre de document qui a du inspirer à l’écrivain Bram Stocker son personnage du plus fameux vampire de la littérature.

Mer Noire

L’apparition cataclysmique de la Mer Noire, racontée par Numéro Cinq, est parfaitement exacte. 
A la fin de la dernière ère glaciaire, il y a environ dix mille ans, la Mer Noire n’existait pas encore. A sa place se trouvait un très grand lac d’eau douce entouré de plaines fertiles arrosées par le Danube et quelques autres fleuves. C’est sur les rives de ce lac, que s’étaient développées les premières civilisations humaines. Tandis que les glaciers des pôles fondaient, le niveau global des océans remonta inexorablement sur toute la planète. Mais pas celui du lac, qui se trouvait séparé dela Mer Méditerranée par un barrage naturel, à l’endroit actuel du Bosphore. Il y a 7500 ans, la future Mer Noire se trouvait150 mètres plus bas que le niveau dela Méditerranée, lorsqu’un séisme ébranla le barrage naturel qui séparait le lac de la mer. Celui-ci céda, créant le détroit des Dardanelles ainsi qu’une cataracte gigantesque, quatre cents fois plus puissante que celle du Niagara. L’eau progressa dans les terres, à raison de deux kilomètres par jours, forçant les populations à fuir. En quelques semaines, le niveau monta de120 mètres, tuant tous les poissons du lac et jetant dans l’exode des milliers de réfugiés.

Les exilés éperdus s’enfuirent soit vers l’ouest le long de la vallée du Danube, soit vers l’est au pied du Caucase. D’autres traversèrent les montagnes du Taurus au sud et trouvèrent le salut au-delà, dans les plaines de Mésopotamie.

Tous emportaient avec eux deux choses primordiales : leur langue, l’indo-européen, et le souvenir d’un terrible Déluge qui devint rapidement un mythe fondateur. Mythe qui a été transmis oralement durant une centaine de générations avant d’être un jour gravé dans l’argile par les Sumériens, puis repris quarante générations plus tard par les Hébreux pour être adapté dans la Bible...

> Légende de la photo: la création cataclysmique du détroit des Dardanelles

Synesthésie

La synesthésie, si chère aux habitants de Colossea,   est un phénomène neurologique véritable, par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Par exemple, dans la synesthésie la plus répandue, les lettres de l'alphabet ou les nombres sont perçus colorés. Dans des cas plus rares, ils sont associés à des gouts ou à des odeurs. Dans d'autres types de synesthésie, la musique et d'autres sons peuvent être perçus colorés, ou encore posséder une forme particulière. 

La synesthésie semble héréditaire, mais elle peut aussi résulter de la prise de drogues hallucinogènes. Certains calculateurs prodiges, qui voient les réponses leur apparaître spontanément, sont probablement doués de synesthésie. Parmi les synesthètes confirmés, citons le pianiste Duke Ellington (associant le timbre à une couleur), le physicien Richard Feynman (associant les lettres à des couleurs) ou encore le compositeur Franz Liszt (associant la musique à un flot de couleurs).

Fulgurites

Les fulgurites, considérées comme étant les larmes de verre du dieu Numereji par les aborigènes rencontrés par Thomas dans la région d’Ayers Rock, existent véritablement. Ce sont des morceaux de verre naturel, de forme cylindrique, produits par l’impact de la foudre sur un sol contenant du sable. L’énergie de l’éclair provoque la fonte voire la vaporisation des matériaux siliceux le long du trajet de la foudre. La plupart des fulgurites ont été recueillies dans des régions désertiques dépourvues d’arbres. On les retrouve lorsque l’extrémité des tubes est dégagée du sable par l’action du vent. Les Touaregs croyaient jadis que ces tubes de pierre poussaient dans le sable comme des plantes. Les fulgurites mesurent de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres de longueur.

Les Cryovolcans

cryovolcanLes cryovolcans existent bel et bien. On les rencontre en particulier sur certaines lunes glacées (Triton, Titan, Europe, Ganymède, …) tournant autour des planètes géantes (Jupiter, Saturne,…). Au lieu de lave, ces volcans éjectent un cryomagma (liquide ou gazeux) d’eau, d’ammoniac ou de méthane, qui se condense aussitôt en glace à cause des très basses températures. L’énergie de ce cryovolcanisme provient des forces de marée induite par la présence des planètes géantes mais pourrait dans d’autres cas être induite par la radioactivité. Certains scientifiques pensent que ces cryovolcans pourraient abriter une vie extraterrestre, à la manière des monts hydrothermaux qui abritent un riche écosystème au sein du désert biologique des fosses marines terrestres.

 

peinture d’un cryovolcan sur Titan, l’une des lunes de Saturne (peinture de Ron Miller, extraite du magifique site www.black-cat-studios.com )

Le Monde parallèle

une licorne Dans l’imaginaires des hommes du Premier Âge, notre monde et le monde parallèle dans lequel pénètre Thomas étaient le reflet l’un de l’autre. C’est pourquoi les légendes des uns (par exemple les licornes ou les elfes chez nous, les gratte-ciels ou les avions à Anaclasis) correspondent à la réalité des autres. Ce n’est du reste pas un hasard si les anaclasiens appellent notre monde « le Reflet » et si nous appelons le leur Anaclasis (signifiant Le reflet en grec ancien).



une licorne pour les habitants du Reflet, un galopeur pour ceux d’Anaclasis